MATHIEU Joseph

Né le 21 mars 1835 au Clerjus (Vosges) ; demeurant à Paris, 62, rue Fondary (XVe arr.) ; ajusteur-mécanicien ; communard.

Il était marié, sans enfant. Ancien militaire.
Employé comme ajusteur-mécanicien chez Cail et Cie, il entra, au début de septembre 1870, comme caporal au 82e bataillon de la Garde nationale. Vers le 20, il fut nommé sous-lieutenant au 178e bataillon et, peu après, porte-drapeau. Il prétendit avoir démissionné le 22 mars 1871 et avoir repris son travail. Quelques jours après, il refusa le grade d’officier d’état-major, mais, le 2 avril, se laissa nommer capitaine à la 6e compagnie sédentaire du 178e bataillon. Il n’aurait accepté ce grade que « pour maintenir l’ordre et dispenser du service autant qu’il le pourrait les hommes placés sous son commandement et qui étaient presque tous ses camarades d’atelier ». Le 24 mai, il quitta son uniforme et se réfugia chez un marchand de vins qu’il quitta seulement le 27 mai. Il fut arrêté le 13 juin.
MM. Cail et Cie se déclarèrent prêts à l’employer dès qu’il serait rendu à la liberté. Il fut condamné, le 23 mars 1872, par le 14e conseil de guerre, à un an de prison.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article65776, notice MATHIEU Joseph, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 19 février 2020.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/781.

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