MELOTTE Georges

Né à Bruxelles (Belgique) en 1837 ; cheminot belge puis enseignant à Paris en 1867, et divers à Londres après la Commune ; communard.

Marié, père de « plusieurs » enfants ; employé des Chemins de fer belges ; colonel de la légion fédérale belge ; membre de l’Association Internationale des Travailleurs.
Melotte aurait été condamné le 28 mai 1867, à Bruxelles, à un mois de prison pour rébellion et coups, mais « cette condamnation ne figure pas aux sommiers judiciaires ». Il vint alors en France et vécut pauvrement comme professeur de mathématiques à Paris. Son dernier domicile connu avant 1871 était, 14 et 28, avenue du Bel-Air, à Vincennes (Seine, Val-de-Marne).

Pendant la Commune de Paris, il présida des séances du club Notre-Dame-des-Victoires, IIe arr. Au début de mai, avec Cammaert, Lebrun, Rifflet et Thomas, au nom du « Comité belge », il lança un appel pour la constitution d’une légion fédérale belge au service de la Commune de Paris.

Par contumace, le 10e conseil de guerre condamna Melotte, le 14 septembre 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation civique.
En exil à Londres, Melotte collabora au Qui Vive ! (oct.-déc. 1871) de Vermersch et assista « assidûment aux réunions des réfugiés ». De 1876 au moins à 1879, il résida à Bruxelles et y assista à plusieurs réunions des Cosmopolitains.
Il fut gracié le 24 mai 1879 sous condition d’arrêté d’expulsion — voir F. Zingé.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article6589, notice MELOTTE Georges, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 23 février 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/863, n° 5981. — Arch. Min. Guerre, 10e conseil (n° 584). — Murailles... 1871, op. cit., p. 416. — Arch. Min. Aff. étrangères Belgique, 119 II. — La Comune di Parigi (G. Del Bo), op. cit. — F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Belges ralliés à la Commune de Paris, Bruxelles, Ferraton, 1985. — Notes de M. Cordillot.

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