MERCIER Stanislas

Né le 26 février 1821 à Loury (Loiret) ; demeurant à Paris 70, rue du Chateau-des-Rentiers (XIIIe arr.) ; piqueur de grès ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père de cinq enfants.
Il appartint, sous la Commune de Paris, à la 3e compagnie de marche du 184e bataillon de la Garde nationale, dont il faisait déjà partie pendant le Siège. « Ses opinions politiques étaient favorables à la Commune » ; il fut nommé délégué de sa compagnie au Comité central. Ses deux fils étaient élevés dans le même esprit : l’aîné, Théodore, vingt-cinq ans, fut élu chef du 184e bataillon ; le plus jeune, âgé de dix-neuf ans, soldat d’un régiment de ligne à Versailles, déserta sur les conseils de sa mère et se joignit aux insurgés ; il fut nommé sergent, puis officier-payeur dans le bataillon de son frère et de son père. Le 3 avril 1871, Mercier Stanislas alla au plateau de Châtillon, plus tard, au fort de Bicêtre, puis à la redoute des Hautes-Bruyères où il demeura jusqu’au 23 mai ; il semble alors être rentré chez lui et s’y être caché. Un de ses fils parvint à s’enfuir, l’autre aurait été tué ; sa femme et ses trois filles restèrent plongées dans la misère et l’on ne parla plus des fils.
Arrêté le 24 juin, incarcéré à Rochefort, le père fut condamné, le 7 mai 1872, par le 20e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée ; peine commuée, le 8 octobre 1872, en déportation simple, remise le 14 février 1878, contre obligation de résider, puis définitivement le 15 janvier 1879. Il était arrivé à Nouméa le 4 mai 1873, il rentra par la Loire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article66035, notice MERCIER Stanislas, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 24 février 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/756. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Louis Bretonnière, Roger Pérrenès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, Université Inter-Ages, 1995. — Notes de M. Cordillot et de L. Bretonnière.

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