MICHON Auguste [MICHON Charles, Auguste]

Ouvrier cordonnier à Paris ; secrétaire de la Chambre des ouvriers cordonniers sous l’Empire ; membre de l’Internationale ; communard.

Uun Michon signa le manifeste contre la guerre adressé aux travailleurs de tous pays en juillet 1870 (cf. Dict., t. IV, p. 45).
Le cordonnier Michon fut traduit le 9 août 1870 devant la 6e chambre du tribunal correctionnel de Paris sous prévention d’avoir, depuis moins de trois ans à Paris, fait partie d’une association de plus de vingt personnes (Gazette des Tribunaux, 10 août 1870). Il ne put comparaître, ayant quitté Paris avec la Garde nationale mobile dont il faisait partie. Il habitait, 96, rue Nollet, XVIIe arr. (Le Réveil, 2 juillet 1870).

Pendant la Commune de Paris, il fut candidat aux élections complémentaires du 16 avril 1871 dans le IXe arr. Il obtint 1063 voix et ne fut pas élu.
Après la Commune, il se réfugia à Genève où il continua d’appartenir à l’Internationale.
Il écrivit par la suite les « Souvenirs d’un oublié » que Tchernoff consulta en manuscrit lorsqu’il préparait Le Parti républicain au coup d’État et sous le Second Empire, Paris, 1906, p. V. Les « Souvenirs d’un oublié » ne furent vraisemblablement pas édités.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article66235, notice MICHON Auguste [MICHON Charles, Auguste], version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 1er mars 2020.

SOURCES : voir ci-dessus.

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