MICOL dit « Le Petit Rouge »

Gréviste sous le Second Empire

« Le petit rouge » est le nom que les juges et les avocats donnèrent à un personnage mystérieux qui parla dans les réunions où la grève des mineurs fut décidée, le 10 juin 1869, à Firminy (Loire) et à la Ricamarie.
Il ne serait autre que Micol, signalé par ailleurs par la police. Il devait être un de ces militants de l’extérieur qu’on voyait en blouse blanche et en casquette parmi les blouses bleues des mineurs et que l’accusation présenta comme envoyés de groupes politiques pour fomenter la grève. Or, la grève était inévitable depuis plusieurs mois en raison du mécontentement grandissant chez les mineurs. Rondet lui-même fut débordé, ainsi que les autres militants de la caisse de secours des mineurs la Fraternelle. Les mineurs de Firminy se mirent en grève spontanément, sans même attendre le résultat de l’entrevue avec la direction.
Le tribunal correctionnel de Saint-Étienne condamna Micol, par contumace, à quinze mois de prison. Voir J.B. Ravel.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article66243, notice MICOL dit « Le Petit Rouge », version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 1er mars 2020.

SOURCE : L’Éclaireur de Saint-Étienne, août 1869.

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