MIGNOT Pierre, Jules

Né le 11 novembre 1826 à Saint-Étienne (Loire) ; demeurant à Paris ; négociant ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père de deux enfants. Pendant le 1er Siège, il servit comme simple garde au 29e bataillon ; fin mars 1871, il fut nommé lieutenant et, quelques jours plus tard, capitaine à la 7e compagnie sédentaire. Au moment de la formation des compagnies de marche il prit, comme officier le plus ancien, le commandement de son bataillon ; il porta, affirma-t-il, « tous les obstacles possibles à la formation des compagnies de marche ». Mignot aurait été suspendu de ses fonctions à la suite d’une réclamation au chef de légion. Il fut réintégré mais son remplaçant refusa de lui céder le commandement ; vers le 14 ou le 15 mai il quitta sa compagnie et ne fit plus aucun service ; un ordre du jour du colonel de la XIXe légion, en date du 19 mai, infligea un blâme à Mignot pour avoir pris le commandement provisoire de son bataillon, étant seulement officier « à la suite ». Le 24 mai, jour de l’entrée des troupes dans le quartier de la Villette, il commandait la barricade de la rue de Flandre, XIXe arr. ; Mignot prétendit qu’il cherchait alors son fils, sergent-fourrier au même bataillon que lui ; on l’arrêta le 31 mai.
Les renseignements donnés sur lui étaient satisfaisants. Condamné le 8 avril 1872 par le 19e conseil de guerre à la déportation simple, il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Il obtint la remise de sa peine le 15 janvier 1879 et rentra par le Var.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article66276, notice MIGNOT Pierre, Jules, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 1er mars 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/758, BB 27 et H colonies 92. — Note de Louis Bretonnière.

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