MINOUFLET Jules, Casimir

Né le 18 mai 1853 à Paris ; y demeurant, 32, rue Hérart — rue Erard (XIIe arr.) ? — ; peintre en bâtiment ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. De 1869 à 1870, Minouflet avait subi sept condamnations pour vagabondage et une pour mendicité, de quinze jours à six mois de prison.
Il était engagé volontaire au 8e bataillon de chasseurs à pied, pour la durée de la guerre. Libéré le 12 mars 1871, il serait entré seulement le 22 avril dans le 199e bataillon fédéré, 4e compagnie de marche, où il servit comme simple garde jusqu’au 22 mai. D’après ses propres déclarations, il servit la Commune « parce qu’il partageait ses idées » et fit feu sur des Versaillais « autant que cela lui a été possible ». Il avait été envoyé d’abord au fort d’Issy où il resta jusqu’au 5 mai ; ce jour-là il battit en retraite. Un ordre de la Commune flétrit sa lâcheté, mais le laissa en place. Du 18 au 22 mai, il se trouvait à Passy (XVIe arr.) et fut le seul survivant des six membres de son groupe ; fait prisonnier, il déclara ne pas se repentir.
Il fut condamné, le 6 janvier 1872, par le 14e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la privation des droits civiques, peine commuée le 7 juin 1872, en déportation simple, puis, le 11 novembre 1878, en huit ans de détention ; à Nouméa, il eut une bonne conduite et montra un bon esprit (rapport du 21 novembre 1878). Remise du reste de sa peine lui fut faite le 11 mars 1879, et il rentra par le Var.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article66360, notice MINOUFLET Jules, Casimir, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 5 mars 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/739 et BB 27.

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