MISME Gabriel

Né le 30 décembre 1851 à Bénévent-l’Abbaye (Creuse) ; demeurant à Paris, 6, passage d’Hyères ; maçon ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Pendant le 1er Siège, il servit comme simple garde à la 1re compagnie sédentaire du 223e bataillon de la Garde nationale. Il ne fit aucun service sous la Commune de Paris, mais fut employé de mairie dans le XVIIe arr. où il paraissait remplir les fonctions de délégué. On lui reprocha avant tout de « s’être rendu complice d’arrestations illégales et de pillage d’effets et de propriétés mobilières, commis en réunion ou en bande et à force ouverte ». Misme répondit qu’il avait à venger la mort de son père, tué le 31 octobre 1870.
Les renseignements obtenus sur son compte n’étaient pas bons (selon la police) : « toute sa famille se signalait d’ailleurs par ses opinions exaltées ». Il fut condamné, le 20 avril 1872, par le 5e conseil de guerre, à vingt ans de travaux forcés et 200 f d’amende ; en Nouvelle-Calédonie, il eut une bonne conduite mais il était dit paresseux. Il obtint remise de sa peine le 5 juin 1879, et rentra par la Loire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article66383, notice MISME Gabriel, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 5 mars 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/762. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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