MORILLON François

Né le 16 juillet 1820 à Issoudun (Indre) ; demeurant à Paris, boulevard de Grenelle (XVe arr.) ; aide-forgeron ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie, où il mourut.

Il était marié en secondes noces, père de quatre enfants. Ancien brigadier dans un régiment de lanciers, il était devenu sergent dans une compagnie de marche du 165e bataillon de la Garde nationale, pendant le 1er Siège. Il était membre du conseil de légion à la date du 15 mars 1871 ; le 18, il aurait mis son adjudant-major en demeure de réunir son bataillon au nom du Comité central ; quelques jours après, il était élu capitaine. Il n’aurait conservé ce grade que cinq ou six jours. Il nia avoir été membre du conseil de légion, mais reconnut avoir été délégué de compagnie.
Condamné, le 22 août 1872, par le 4e conseil de guerre, à la déportation simple et à la privation des droits civiques, il mourut à l’hôpital de l’île des Pins le 13 octobre 1874.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article66725, notice MORILLON François, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 13 mars 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/777 et H colonies 93.

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