NAVARRE Ernest [NAVARRE Philippe, Michel, Ernest, dit Boucher]

Né le 12 mars 1840 à Mansle près d’Angoulême (Charente) ; instituteur ou comptable ; membre du Comité central de la Garde nationale ; secrétaire de la section fédéraliste française de 1871 créée à Londres après la Commune.

Son dernier domicile connu avant 1871 était, 103, rue Saint-Antoine, à Paris, IVe arr. Il fit partie de la commission choisie par les délégués des onze bataillons de la Garde nationale de cet arr. pour y faire procéder aux élections du 26 mars — Voir Bizard. Il appartint également à la commission « examen disciplinaire, enquête et secours » du Comité central de la Garde nationale (cf. P.V. Commune, op. cit., t. II, p. 439).
Par contumace, le 4e conseil de guerre condamna Navarre, le 9 novembre 1872, aux travaux forcés à perpétuité.
Réfugié à Londres, il collabora à la rédaction du journal de Vésinier La Fédération. En 1872, il était secrétaire de la Société des Réfugiés de Londres. Il était par ailleurs membres de la Section fédéraliste française de 1871 de l’AIT et membre de la loge maçonnique des « Philadelphes ». Il fut accusé par les partisans du Conseil général d’avoir privilégié ses amis politiques dans la répartition des fonds de secours remis par le comité anglais de l’Internationale et par la loge des « Philadelphes ». Il rejoignit ultérieurement la loge révolutionnaire « la Fraternité », qu’avaient fondé Vésinier et Landeck. Voir Thirifocq E.
Navarre bénéficia de la remise de sa peine le 27 novembre 1879. Postérieurement à 1889, il fut élu conseiller municipal de Puteaux (Seine).
Il était marié avec Marie Degorce.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article67015, notice NAVARRE Ernest [NAVARRE Philippe, Michel, Ernest, dit Boucher], version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 27 novembre 2020.

SOURCES : Dict., t. IV, p. 78. — Arch. Nat., BB 24/858, n° 3161. — Arch. Min. Guerre, 4e conseil, n° 744. — Arch. PPo., B a/368 et listes de contumaces. — Murailles... 1871, op. cit., p. 63. — L. Descaves, Philémon..., op. cit., p. 334. — André Combes, « Les Philadelphes et autres loges de Communards... », Chroniques d’histoire maçonnique n° 35, 1985. — Notes de M. Cordillot.

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