OMONT Eugène, Albert

Né le 3 décembre 1840 à Rouen (Seine-Inférieure) ; ouvrier-horloger ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

En 1861, il s’était engagé dans un régiment d’infanterie et, en 1865, avait été condamné à deux mois de prison pour abandon de poste. Libéré en 1867 avec un certificat de bonne conduite, il prit un engagement de sept ans en 1868.
Pendant le Siège il était caporal de 2e classe au 135e régiment de ligne ; fin février 1871, il campa aux Tuileries. Il se trouvait en prison quand, le 14 mars, son régiment reçut l’ordre d’aller occuper le Luxembourg ; il fut libéré le lendemain sur ordre d’un officier du régiment qui était venu remplacer le sien, et il alla chez sa sœur. D’après le conseil d’administration de son régiment, il abandonna son corps le 15 ou 16 mars, au Luxembourg. Au début d’avril, il s’enrôla au 63e bataillon fédéré ; il fut nommé caporal, sergent, puis lieutenant ; le 25 mai, il retourna chez sa sœur.
Arrêté le 12 janvier 1872, il fut condamné, le 7 mars, par le 21e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation militaire. Il arriva à Nouméa le 2 novembre 1872. Sa peine fut commuée le 24 juillet 1873 en déportation simple, puis en sept ans de détention.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article67299, notice OMONT Eugène, Albert, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 28 mars 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/791 et BB 27. — Note de Louis Bretonnière.

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