ORENGE Jules

Né le 15 février 1849 à Rouen (Seine-Inférieure) ; journalier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire, et le frère de Gustave. En 1863, il avait été envoyé en maison de correction jusqu’à l’âge de dix-huit ans. Engagé volontaire pour la durée de la guerre, il fit campagne dans le 17e bataillon de chasseurs à pied.
Licencié le 15 mars 1871 à Chartres (Eure-et-Loir), il en partit le 22 pour Rouen où il resta deux jours, puis il se rendit à Paris à pied. Il n’y entra, dit-il, qu’à la mi-avril et fit partie de la 2e compagnie de marche du 27e bataillon fédéré ; les Prussiens le firent prisonnier, porte de Romainville, le 28 mai.
Condamné, le 25 mars 1872, par le 13e conseil de guerre, à la déportation simple et à la privation des droits civiques, il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Il obtint la remise de sa peine le 15 janvier 1879 ; il rentra par le Navarin.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article67319, notice ORENGE Jules, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 28 mars 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/768. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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