PENY Théodore, Édouard

Né en 1839 à Paris ; ouvrier chaudronnier ; membre de l’Internationale ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Théodore Peny était marié, père de deux enfants. Il habitait, en 1871, rue Saint-Maur, n° 173, à Paris, XIe arr.

En 1870, Peny faisait partie de la Chambre syndicale des ouvriers chaudronniers.
Durant la Commune de Paris, « sur proposition de sa commission d’initiative » (la commission exécutive, ou plus probablement la commission d’initiative de la commission du travail et de l’échange), dont Peny était membre, cette chambre adhéra à la Fédération des sections parisiennes de l’Internationale. Lors de la promulgation du décret de la Commune sur les ateliers fermés et abandonnés, la Chambre des chaudronniers nomma trois ou quatre délégués, dont Peny, pour faire exécuter le décret. En cette qualité, vers le 20 avril 1871, Peny se présenta accompagné d’un commissaire de police et de trois gardes nationaux chez le sieur Boyer, maître chaudronnier chez lequel il avait travaillé. Boyer avait alors quitté Paris. Inventaire fut fait et les scellés apposés. Une même opération se déroula le 6 mai chez un autre fabricant, le sieur Liénard.
Peny était en outre sergent à la 6e compagnie de marche du 128e bataillon de la Garde nationale. Lors de l’entrée des troupes de Versailles, il se retira chez lui. Il fut arrêté le 30 juin à Compiègne où il se cachait sous un faux nom.

Le 4e conseil de guerre le condamna, le 9 novembre 1871, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation civique. Il affirma ne pas avoir d’antécédents judiciaires.
Les renseignements recueillis sur lui par la police furent les suivants : « Ivrogne, paresseux, [...] signalé comme ayant des opinions exaltées et des idées socialistes : c’est un instigateur de grèves ». Il avait été arrêté en février 1870 et inculpé de participation à un mouvement insurrectionnel, sans doute à la journée du 22 janvier.
Il arriva à Nouméa le 4 mai 1873.
Remise de sa peine lui fut accordée le 15 janvier 1879. Il rentra par la Picardie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article67835, notice PENY Théodore, Édouard, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 13 avril 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/765, n° 7650. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Notes de Louis Bretonnière et de J. Chuzeville.

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