PERDRIX Eugène, Louis

Né le 31 mai 1851 à Châlons-sur-Marne (Marne) ; demeurant à Paris ; homme de peine dans un bateau-lavoir ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Il avait subi, de 1866 à 1870, quatre condamnations à des peines variant de quinze jours à quatre mois de prison, pour vol, mendicité et extorsion de fonds. Il était reconnu pour chef par une bande de jeunes malfaiteurs, sous le nom de général Segau.
Pendant le 1er Siège, il s’était soustrait au service de la Garde nationale. Sous la Commune de Paris, incorporé à la 3e compagnie de marche du 113e bataillon, « il est parvenu à se soustraire également à tout service actif ». Mais il servit l’insurrection en opérant des arrestations arbitraires ; on en cita deux qui n’avaient pas été maintenues.
Condamné, le 25 mars 1872, par le 9e conseil de guerre, à la peine de mort, il vit sa peine commuée le 22 juin 1872 en vingt ans de travaux forcés ; en Nouvelle-Calédonie, il fit partie du corps des auxiliaires volontaires de Canala pendant l’insurrection canaque ; il avait subi dix punitions pour insubordination et paresse, puis se conduisit assez bien à partir de 1877 ; il obtint une remise de cinq ans le 15 novembre 1879 ; le reste de sa peine fut commué, le 8 février 1880, en une durée égale de déportation simple, puis remis le 8 mai 1880. Il rentra par la Loire en 1881.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article67856, notice PERDRIX Eugène, Louis, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 13 avril 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/747, n° 4336, H colonies 44 et 95. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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