PERROT Martin

Par Pierre-Henri Zaidman

Né le 15 novembre 1844 à Prissac (Indre) ; maçon, domicilié 14, rue Périer à Levallois (Seine) ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Fils d’un cultivateur, Martin Perrot avait été condamné en 1869 à quinze jours de prison pour vol. Pendant la Guerre, il s’engagea dans les Volontaires de la France ; libéré, il travailla quelques semaines puis s’engagea au début du mois d’avril 1871 dans le 90e bataillon fédéré, participant aux combats de Neuilly et d’Asnières. Pendant la semaine sanglante, il combattit à la barricade de la place de Clichy puis dans le XIe arrondissement ; il fut arrêté le 28 mai 1871 en uniforme, mais sans son fusil qu’il prétendit avoir abandonné près du cimetière de Montmartre. Il fut envoyé à l’Orangerie à Versailles.
Les renseignements le concernant n’étaient pas bons aux yeux des Versaillais. Un rapport de police indiquait : « Communard de la pire espèce, chaque fois qu’il venait à Levallois pendant la période de l’insurrection il criait A bas les Versaillais ! ».

Il fut condamné, avec circonstances atténuantes, le 23 février 1872, par le 9e conseil de guerre, à la déportation simple et à la dégradation civique pour faits insurrectionnels. Détenu à Quélern, il embarqua (n° 565) le 11 juin 1872 à Brest par la Guerrière et arriva en Nouvelle-Calédonie le 2 novembre suivant. Il fut accusé de tentative d’assassinat mais bénéficia d’un non-lieu le 4 février 1875. Amnistié le 20 avril 1879, il rentra par le Tage le 6 avril 1880 ; son dossier de bagne indique qu’il mourut « en mer » le 4 avril 1881.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article68003, notice PERROT Martin par Pierre-Henri Zaidman, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 15 décembre 2020.

Par Pierre-Henri Zaidman

SOURCES : Arch. Min. Guerre, GR 8 J 9e conseil 278 (301). ― ANOM, COL H 95. ― Arch. Nat., BB 24/846 et BB 27. — Note de Louis Bretonnière.

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