PESSAUD Jean, Claude

Né le 1er mars 1835 à Cosges (Jura) ; demeurant à Paris ; estampeur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était veuf, sans enfant. Il avait été condamné par défaut, le 7 octobre 1854, à treize mois de prison pour vol mais les renseignements recueillis sur son compte n’étaient pas mauvais.
Ancien militaire, il était entré, lors de la formation de la Garde nationale, dans la 5e compagnie de marche du 173e bataillon ; il avait été nommé caporal, puis sergent et sous-lieutenant. Quelques jours avant le 18 mars 1871, il devint lieutenant, grade qu’il conserva sous la Commune de Paris ; le 5 ou le 6 mai, il se trouvait à Passy (XVIe arr.) et y resta jusqu’au 20 mai ; du 21 au 28 mai, il était porte de Romainville ; il se rendit aux troupes de Versailles ; d’après des témoins, il n’avait servi la Commune que pour subvenir aux besoins de sa sœur, mère de deux enfants, et de la veuve Chaussetier, mère d’un enfant, avec laquelle il vivait maritalement depuis peu.
Il fut condamné, le 12 avril 1872, par le 26e conseil de guerre, à la déportation simple et à la privation des droits civiques. En Nouvelle-Calédonie, il se mit à fabriquer des balais qu’il vendait à l’hôpital de l’île des Pins. Il obtint la remise de sa peine le 15 janvier 1879 et rentra par le Calvados.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article68035, notice PESSAUD Jean, Claude, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 17 avril 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/760 et H colonies 96. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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