MONNET Émile

Né le 22 mars 1896 à Paris (XXe arr.), mort le 10 novembre 1961 à Crépy-en-Valois (Oise) ; cheminot ; socialiste SFIO ; conseiller général.

Émile Monnet
Émile Monnet
Cliché fourni par son petit-fils.

Émile Monnet est le fils d’Auguste Émile Valentin, né le 15 juin 1866 et décédé le 21 novembre 1942 à Velorcey (Haute Saône) et de Henriette Louise Debrouwer, son épouse, née le 20 juillet 1875 à Montagny Sainte Félicité (Oise) et décédée le 3 mars 1975 à Beaumont sur Oise (Val d’Oise).
Classe 1916, il fut mobilisé pendant la 1ère Guerre Mondiale (d’avril 1915 à mai 1916 au 17e BCP ; de mai 1916 à septembre 1916 au 15e BCP ; de septembre 1916 à septembre 1919 au 23e BCA). Caporal au 23e BCA 1ère Compagnie Mitrailleur, il est cité le 8 juin 1918, puis gazé (ypérite) le 23 août 1918 à Crapeaumesnil. Il est titulaire de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.
Émile Monnet s’est marié le 23 septembre 1920, à Tournus (Saône et Loire), avec Jeanne Françoise Aline Galluchot, couturière, née le 30 mars 1901 à Tournus et décédée le 1er février 1985 à Senlis (Oise). Ils eurent ensemble cinq enfants : Auguste, Jean, Claude, Henriette, Alain.

Dessinateur d’études aux chemins de fer, Émile Monnet fut désigné en 1937 par la Fédération socialiste SFIO de l’Oise comme candidat au conseil général dans le canton de Senlis. Il fut élu conseiller général après la Libération du 30 septembre 1945 au 27 mars 1949.
Émile Monnet mourut accidentellement le 10 novembre 1961, à l’âge de 65 ans, entre Senlis et Crépy-en-Valois.
En tant que Président du Comité contre l’Enfance Malheureuse, et juge, il allait chercher des enfants malheureux pour les aider et aider leurs parents. Un conducteur de camion de betteraves coupa en deux la 403 Peugeot. Il mourut sur le coup, la tempe gauche ayant frappé le montant médian.

Son fils, Auguste Jean Frédéric Monnet était né le 4 juillet 1921 à Senlis (Oise). Il fut arrêté le 13 juillet 1943 à Senlis, par deux agents de la Sipo-SD de Creil et un agent français, sur son lieu de travail. Il est transféré le jour même à la Kommandantur de Creil pour interrogatoires. Interrogé du 13 au 20 juillet 1943 à la Kommandantur de Creil où il fut durement brutalisé. Il fut interné le 20 juillet 1943 au Frontstalag 122 de Compiègne Royallieu où il reçut le numéro de détenu 16554. Il fut déporté, par la « Sicherheitspolizei » (Sipo) de Paris comme déporté politique, dans le convoi du 2 septembre 1943 au départ de Compiègne et arrivé le 4 septembre 1943 où il fut incarcéré au camp de concentration de Buchenwald et reçoit le matricule 20600. Le 18 septembre 1943, pendant la période de quarantaine, il futtransféré du Bloc 63 au Bloc 31, et le 28 septembre il fut dirigé vers le Kommando de Dora où il entra dans le tunnel, après avoir été « examiné » le 23 septembre 1943 par le médecin du camp de Buchenwald et considéré comme « transportable et apte au travail ». Il entra le 21 janvier 1944, épuisé et son corps décharné, à l’infirmerie des détenus de Dora où il mourut le 23 janvier 1944 à 9h15. Il fut ramené et incinéré au crématoire de Buchenwald.

Un autre fils d’Émile Monnet, Claude Monnet, né le 20 juillet 1928 à Senlis, chef d’équipe, fut conseiller municipal socialiste de Pont-Sainte-Maxence de 1965 à 1971 et de 1977 à 1983. Pendant ces deux mandatures il fut aussi président du comité des fêtes de Pont-Saint-Maxence.
Il fut aussi président de l’office de tourisme de Pont-Saint-Maxence de 1970 au 2 mars 1993, date de son décès à Aubervilliers.
Une salle de la ville porte son nom en sa mémoire et fut inauguré en 1994 par le maire socialiste Jean Doisy, sur l’initiative de madame Doisy, l’épouse du maire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article6829, notice MONNET Émile, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 2 mars 2017.
Émile Monnet
Émile Monnet
Cliché fourni par son petit-fils.
Auguste Monnet et Paula Cartiaux
Auguste Monnet et Paula Cartiaux
Les deux fiancés n’eurent pas le temps de se marier.

SOURCES : L’Écho républicain, 25 septembre 1937. — Notes de G. Mader. — Lettre de la mairie de Senlis. — Notes de J. - F. Monnet (petit-fils d’Émile Monnet et fils de Claude Monnet)

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