PIEDNOIR Hector

Né et mort à Cloyes-sur-le-Loir (Eure-et-Loir) : 31 octobre 1839-25 avril 1922 ; peintre en bâtiment ; adhérent de l’AIT ; communard ; exilé en Amérique du Nord ; membre du Parti communiste à la fin de sa vie.

« Membre de la commission communale », délégué au travail dans le IVe arr., membre, en janvier 1871, du Comité central des vingt arrondissements, membre de la section des Gravilliers de l’Internationale (cf. Dict., t. IV, p. 55).
Piednoir Hector fut un des fondateurs de la Ligue de Défense à outrance, IVe arr., 23-25 novembre 1870. En tant que délégué des vingt arrondissements, il fut un des signataires de l’Affiche rouge du 6 janvier 1871, proclamation au peuple de Paris pour dénoncer « la trahison » du gouvernement du 4 septembre et pour mettre en avant trois mots d’ordre : Réquisition générale, rationnement gratuit, attaque en masse. Elle se terminait par ces mots : « Place au peuple ! Place à la Commune ! » Voir Ansel.
Il appartint à la commission choisie par les délégués des onze bataillons de la Garde nationale du IVe arr. de Paris pour faire procéder aux élections du 26 mars 1871 dans l’arrondissement — Voir Bizard. Le 20 mai, il était membre de la Commission communale du IVe arr., délégué au travail.
Son dernier domicile connu avant 1871 était, 4, rue du Marché-Sainte-Catherine.

Par contumace, le 9e conseil de guerre condamna Piednoir, le 22 novembre 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation civique.
Réfugié à Londres, il appartint à la Section fédéraliste française de 1871 (cf. Dict., t. IV, p. 79). Il partit ensuite en Amérique du Nord (Canada, puis États-Unis). Il fut gracié le 29 mai 1879.
A son retour d’exil Hector Piednoir s’installa à Paris et milita en faveur du socialisme. Retiré dans son village natal, il adhéra au Parti communiste. L’Humanité ne signala pourtant pas cette appartenance, indiquant que Piednoir s’était rallié « au point de vue libertaire ». De nombreux militants, dont le syndicaliste Émile Pouget, assistèrent à ses obsèques.

Il était le frère de Hippolyte Piednoir. Il était marié, père de deux enfants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article68310, notice PIEDNOIR Hector, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 24 avril 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/862, n° 5 760. — Murailles... 1871, op. cit., pp. 63 et 138. — La Fédération, n° 6, 28 septembre 1872. — Le Travailleur d’Eure-et-Loir, 6 mai 1922. — L’Humanité, 27 avril 1922. — État civil d’Eure-et-Loir. — Notes de Louis Bretonnière et de Julien Chuzeville.

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