PIEDNOIR Hippolyte, Jules

Né le 17 août 1836 à Cloyes-sur-le-Loir, arr. de Châteaudun (Eure-et-Loir) ; peintre en bâtiment ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Hippolyte Piednoir, qui habitait Paris, appartint au 254e bataillon de la Garde nationale pendant la Commune de Paris et passa vingt-cinq jours à la Porte d’Auteuil. Le 11 mai 1871, il effectua, avec son bataillon, une sortie sur Vanves et Malakoff et revint à Paris le 21. Il fit retraite jusqu’à Belleville et, le 28, se réfugia chez un ami, rue de Chambéry, XVe arr. et réussit à s’échapper de Paris. Il fut toutefois arrêté à Boissy-Saint-Léger (Seine-et-Oise).
Il aurait joué également un rôle politique : il aurait été membre du Club révolutionnaire et de la Commission électorale du IVe arr. (Piednoir a nié ces appartenances, mais « les pièces authentiques qui se trouvent au dossier font justice de ses dénégations sur ce point ». Il semble toutefois que des confusions se soient produites avec Piednoir Hector — Voir ce nom.
Le 13e conseil de guerre le condamna, le 19 janvier 1872, à la déportation simple et à la dégradation civique. Il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Il fut gracié le 15 janvier 1879 et rentra par le Navarin.

Il était le frère de Hector Piednoir. Il était célibataire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article68311, notice PIEDNOIR Hippolyte, Jules, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 24 avril 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/742, n° 2532. — Arch. Min. Guerre, 9e conseil, n° 628. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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