PIFFRET Joseph

Né le 26 mai 1837 à Arpajon (Seine-et-Oise) ; demeurant à Paris ; maçon ; communard.

Il était célibataire. Il avait subi deux condamnations : une, en 1864, à trois mois de prison pour outrage public à la pudeur ; l’autre, en 1869, à quatre mois de prison pour vol.
En 1870, il s’engagea pour la durée de la guerre et travailla à Paris après l’armistice ; au début de mai 1871, il s’enrôla dans l’artillerie de la Commune.
On l’arrêta le 4 août 1872, une robe de Dominicain ayant été trouvée dans sa chambre : robe du père Rousselin, un des Dominicains d’Arcueil arrêtés le 19 mai. Rousselin, ayant quitté sa robe, avait pu s’échapper le 25 mai. Piffret prétendit l’avoir trouvée boulevard de la Gare, XIIIe arr., mais le cortège n’y était pas passé. Toutefois, « aucune charge directe ne démontre sa participation à l’assassinat des Dominicains ». Condamné à mort, le 7 février 1873, par le 19e conseil de guerre, Piffret vit sa peine commuée le 21 mai 1873, en travaux forcés à perpétuité, puis, le 21 février 1880, en cinq ans de bannissement.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article68385, notice PIFFRET Joseph, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 25 avril 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/789 et BB 27.

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