PIGERRE Élie, Jean-Baptiste

Né le 13 janvier 1818 à Paris ; mort le 28 mars 1880 à Charenton (Val-de-Marne) ; ébéniste dans la maison Pleyel et Wolff ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié à Louise Gimet, sans enfant.
Il cessa de travailler lors de l’investissement de Paris et entra comme lieutenant à la 1re compagnie de marche du 169e bataillon de la Garde nationale ; il en fut élu capitaine après le 18 mars 1871 et, quelques jours plus tard, fut nommé lieutenant de place par Bergeret, puis rattaché comme capitaine à l’état-major de Dombrowski. Blessé à Neuilly, il fut, après guérison, promu commandant du 35e bataillon sur proposition du colonel Henry.

Arrêté faubourg Saint-Martin (Xe arr.), présenté comme « partisan de la Commune et habitué des clubs », il fut condamné, le 13 septembre 1871, par le 3e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée, peine commuée en déportation simple le 22 juillet 1876, et en huit ans de détention le 12 décembre 1878 ; il « n’a plus alors des idées politiques absurdes comme autrefois » selon un rapport de déportation ; il revint en France par le Var.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article68395, notice PIGERRE Élie, Jean-Baptiste, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 30 juin 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/756. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Michel Cordillot (coord.), La Commune de Paris 1871. L’événement, les acteurs, les lieux, Ivry-sur-Seine, Les Éditions de l’Atelier, janvier 2021.

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