PIGIS Louis, Charles, Joseph

Né le 28 avril 1828 à Saint-Cloud (Seine-et-Oise) ; demeurant à Paris ; typographe ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie, mort en détention.

Il était marié, sans enfant. Il avait été condamné, le 15 mars 1861, à 25 f d’amende pour injures publiques à agent ; les renseignements recueillis sur lui étaient mauvais ; il était considéré comme un ivrogne.
Pendant le 1er Siège et la Commune de Paris, il fit partie d’une compagnie de marche du 146e bataillon de la Garde nationale ; il participa, au début d’avril 1871, à la sortie de Châtillon et passa ensuite huit jours à Issy ; il fit le service dans les tranchées et les carrières de Clamart ; il rentra à Paris et passa dans une compagnie sédentaire en raison de son âge ; blessé le 22 mai à la chaussée du Maine, il fut soigné à l’hospice Cochin, XIVe arr.
Condamné le 26 février 1872, par le 17e conseil de guerre, à la déportation simple, il arriva à Nouméa le 5 novembre 1872. Il vit sa peine commuée le 17 novembre 1876 en huit ans de détention, puis remise le 11 mars 1879 ; sur son dossier, il était mentionné atteint de la « folie de persécution avec tendance à l’idiotie. Cherche toujours à se sauver. Généralement tranquille ». Il était rentré en France par le Tage. Il mourut en prison le 12 novembre 1877.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article68396, notice PIGIS Louis, Charles, Joseph, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 25 avril 2020.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/743 et BB 27. — Notes de Louis Bretonnière.

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