PIQUÉ Hippolyte, Justin, René

Né le 26 janvier 1837 à Robécourt (Vosges) ; demeurant à Paris, 172, Grande-Rue de la Chapelle, XVIIIe arr. ? ; menuisier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Il avait été condamné, le 30 septembre 1863, à huit jours de prison pour vol. Les renseignements recueillis sur son compte étaient mauvais ; il vivait en concubinage, s’adonnait à l’ivrognerie et était exalté.
Pendant le 1er Siège, exempté de service pour infirmité, il tenait une cantine « dans laquelle il vendait des chiens et autres animaux qui ont servi à l’alimentation du moment ». Après le 18 mars 1871, il entra dans la 5e compagnie de marche du 261e bataillon fédéré ; vers le 1er mai, il passa dans une compagnie de marche du 64e bataillon ; il aurait travaillé à Aubervilliers pendant que la femme avec laquelle il vivait tenait une cantine. Du 23 au 28 mai, il se cacha ; on l’arrêta le lendemain chez lui.
Il était soupçonné d’avoir soustrait les économies d’un nommé Bertrand (?) tonnelier, son voisin, fédéré, tué à Asnières au milieu des insurgés, mais il nia. Il fut condamné, le 21 février 1872, par le 7e conseil de guerre, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Il fut mal noté en déportation ; il obtint la remise de sa peine le 15 janvier 1879 et rentra par la Picardie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article68484, notice PIQUÉ Hippolyte, Justin, René, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 27 avril 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/759. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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