PLESSIS Joseph, Émile, ou PLESSY Joseph

Communard

Marié, père d’un enfant. Le 17 novembre 1866, il avait été arrêté, mais non condamné, pour association et réunion illicite (affaire du café de la Renaissance — Voir Levraud Ed.). Il exerçait alors le métier de sculpteur sur bois.

Sous la Commune de Paris, il était garçon de bureau au Ministère de la Justice, mais il avait également des talents d’amuseur public et, « roi des saltimbanques », il participa à la représentation de bienfaisance donnée au Théâtre-Lyrique, le 18 mai 1871, sous le patronage des membres de la Commune de Paris (J.O. Commune, 20 mai). Voir Agar. Le 26 mai, dans la rue de Paris, il précédait « l’escorte des otages, en lançant, très haut, un fusil qu’il rattrapait, comme une canne de tambour-major ».
Il fut condamné par contumace, le 14 décembre 1874, par le 4e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il fut arrêté en 1878 ou 1879 ; il n’aurait jamais quitté Paris et ignorait sa condamnation — selon le dossier Arch. Nat. Mais L. Descaves, op. cit., le dit réfugié à Genève où il gagnait sa vie en faisant des tours d’adresse.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article68564, notice PLESSIS Joseph, Émile, ou PLESSY Joseph, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 29 avril 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/859 B. — Arch. PPo., listes de contumaces. — M. Dommanget, Blanqui et l’opposition révolutionnaire..., op. cit. — L. Descaves, Philémon..., op. cit., p. 90.

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