PONCET Victor

Né le 21 juillet 1832 à Villers-sur-Fère, arr. de Château-Thierry (Aisne) ; marchand de meubles ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Il avait été condamné en 1864 à six mois de prison pour coups et blessures, et, en 1865, avait été déclaré en faillite. Il avait servi dans les 8e et 12e régiments d’artillerie ; à sa libération il avait le grade de maréchal des logis-fourrier et avait reçu la médaille d’Italie.
Pendant le Siège, il fut attaché au 5e secteur en qualité de maréchal des logis des canonniers volontaires. Sous la Commune de Paris et dès les premiers jours d’avril 1871, il alla à la porte de Clichy, puis à Asnières ; peu après, il était élu lieutenant d’artillerie ; sa batterie était au Point-du-Jour. D’après le commissaire de police de la rue Truffaut (XVIIe arr.), il « prônait beaucoup la Commune ».
Sa conduite était dite peu régulière : il vivait en concubinage avec une femme mariée. Il fut condamné, le 15 janvier 1872, par le 9e conseil de guerre, à la déportation simple, à la privation des droits civiques et à la privation de la médaille d’Italie ; il arriva à Nouméa le 9 février 1873. En déportation il fut condamné, le 28 novembre 1877, à trois mois de prison pour coups et blessures ; on le disait de caractère sournois, de peu de moralité, mais il montrait un assez bon esprit et avait bonne conduite. Il obtint la remise de sa peine le 15 janvier 1879 et rentra par le Calvados.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article68718, notice PONCET Victor, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 2 mai 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/750. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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