PORTALIER Martial (ou Michel ?)

Né à Brioude (Haute-Loire) le 11 avril 1829 ; mort le 17 janvier 1905 à Saint-Maur-des-Fossés (Seine) ; ouvrier bottier ; membre « des plus actifs » de l’Internationale.

Membre du comité central des vingt arr., Portalier appartenait également au Conseil fédéral de l’Internationale. Fin avril 1870, il protesta contre les arrestations opérées par la police impériale et contre l’accusation de complot et de société secrète portée contre l’Internationale. Avec ses camarades du Conseil fédéral, il revendiqua pour l’AIT le droit d’être la « conspiration permanente de tous les opprimés et de tous les exploités ». (La Marseillaise, 2 mai 1870).
Avec les membres du comité central des vingt arr., il présenta, le 15 septembre, les mesures d’urgence que le gouvernement de la Défense nationale aurait dû, selon les signataires, se hâter « de transformer en décrets pour le salut de la patrie et de la République ». Ces mesures intéressaient la sécurité publique, les subsistances et les logements, la défense de Paris et des départements — Voir Chassin Ch.-L. Il fut aussi un des signataires de l’Affiche rouge du 6 janvier 1871, proclamation au peuple de Paris pour dénoncer « la trahison » du gouvernement du 4 septembre et pour mettre en avant trois mots d’ordre : Réquisition générale, rationnement gratuit, attaque en masse. Elle se terminait par ces mots : « Place au peuple ! Place à la Commune ! Voir Ansel.

Simple garde, pendant le Siège, au 228e bataillon de la Garde nationale, il fut élu délégué au comité central de la Garde nationale avant le 18 mars 1871. Sous la Commune, il fit partie du comité de Vigilance du IXe arr. et fut délégué avec P. Guérin à la mairie et autorisé à procéder aux actes de l’état civil en remplacement de Bayeux Dumesnil (J.O. Commune, 9 mai 1871). Il habitait alors rue de Rochechouart, n° 40 ou 49.
Le 4e conseil de guerre le condamna par contumace, le 22 novembre 1873, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il avait déjà encouru, le 21 août 1860, à Paris, une condamnation à trois mois pour vol.

Réfugié à Londres, puis à Genève, il passait, en 1873, « pour un des meneurs les plus violents du parti socialiste et révolutionnaire ». Il fut amnistié en 1879.
Il était marié, père d’un enfant (deux d’après un autre document).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article68775, notice PORTALIER Martial (ou Michel ?) , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 30 juin 2020.

ŒUVRE : Il fut parmi les 54 signataires du manifeste de 4 pages imprimées adressé « au Citoyen Garibaldi » et daté Genève, 27 janvier 1875 (ce manifeste se trouve à l’IFHS, archives Claris).

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/860 B, n° 3892. — Arch. Min. Guerre, 4e conseil (n° 1433). — Arch. PPo., listes d’amnistiés, listes de contumaces et listes d’exilés. — J.O. Commune, 9 mai-11 et 22 mai 1871. — Murailles... 1871, op. cit., p. 447. — Michel Cordillot (coord.), La Commune de Paris 1871. L’événement, les acteurs, les lieux, Ivry-sur-Seine, Les Éditions de l’Atelier, janvier 2021.

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