POTON Eugène

Né le 13 février 1832 à Nonancourt (Eure) ; demeurant à Paris ; cuisinier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était un ancien militaire. Il habitait Paris depuis 1860 et y tenait un petit restaurant rue de Montmorency (IIIe arr.). Il avait été condamné, le 20 janvier 1853, à quatre mois de prison pour outrages envers des membres du tribunal correctionnel d’Evreux dans l’exercice de leurs fonctions, et, le 4 avril 1861, à un mois de prison pour coups et blessures volontaires.
Pendant la guerre, il servit comme sous-lieutenant dans un corps de francs-tireurs de l’Eure ; rentré à Paris le 28 mars 1871, il s’engagea le 2 mai dans le 145e bataillon de la Garde nationale et fut nommé sous-lieutenant dans la 3e compagnie de marche ; du 3 au 5 mai, il servit au fort de Bicêtre ; du 5 au 17, à Auteuil ; du 25 au 27 mai, à la barricade de la rue Sedaine, XIe arr. Il fut fait prisonnier le 28 mai place du Château-d’Eau.
Il vivait en concubinage avec une femme dont il avait eu deux enfants et qu’il épousa en août 1871. Les renseignements recueillis sur lui n’étaient pas défavorables. Il fut condamné, le 11 avril 1872, par le 16e conseil de guerre, à la déportation simple : bien noté en Nouvelle-Calédonie, sa peine fut commuée le 24 janvier 1878 en sept ans de détention, puis remise le 15 janvier 1879 ; il était rentré par la Loire en 1878. Ses deux enfants moururent durant sa déportation, d’après une lettre de la préfecture de police au Garde des Sceaux, 28 juillet 1877.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article68825, notice POTON Eugène, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 5 mai 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/762. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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