MOREL Émile, René, Alfred

Par Jean-Jacques Doré

Né le 4 décembre 1885 à Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), mort le 15 septembre 1965 à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime) ; ajusteur aux ateliers de Sotteville des chemins de fer de l’État ; trésorier de l’Union départementale CGT de Seine-Inférieure de 1919 à 1944 ; conseiller municipal socialiste de Sotteville de 1919 à 1939.

Emile MOREL Coll Jean-Jacques Doré
Emile MOREL Coll Jean-Jacques Doré

Fils d’un menuisier et d’une repasseuse, Émile Morel fut, en 1916, l’un des principaux acteurs de la renaissance de la vie syndicale en Seine-Inférieure. Membre de la commission administrative du syndicat des Cheminots de Sotteville en 1917, il fut élu au 5e congrès de l’Union départementale (Le Havre le 8 décembre 1918) trésorier du bureau qui comprenait en outre Edmond Dubois (secrétaire), Alfred Martin (secrétaire adjoint), A. Bélanger (trésorier adjoint). Reconduit dans ses fonctions jusqu’au 7e congrès de Dieppe le 3 juillet 1921 où Maurice Gautier et les minoritaires prirent la direction de l’Union départementale, il s’attacha avec Louis Reine, François Montagne et Louis François à réorganiser la CGT en Seine-Inférieure.

Dès le 29 janvier 1922 fut réuni le 8e congrès de Sotteville à l’issue duquel furent élus Louis Reine (secrétaire), Alfred Martin (secrétaire adjoint), Émile Morel (trésorier), Victor Léthorey (trésorier adjoint) et Georges Touzard (archiviste). Les confédérés n’étaient plus que 4 972 alors que l’Union départementale unitaire (CGTU) comptait 14 051 militants. On était loin des 50 000 adhérents de janvier 1920 ; l’échec des grèves de mai 1920 et la scission syndicale étaient passés par là.

Gestionnaire scrupuleux des finances syndicales de l’Union départementale, de l’Union locale de Rouen et du syndicat confédéré des Cheminots de Sotteville-lès-Rouen, il se révéla très tôt comme l’un des partisans les plus convaincus d’un rapprochement et d’une action commune avec les unitaires. Après le 16e congrès de fusion de l’UD du 22 décembre 1935 le nouveau bureau était composé de Louis Reine (secrétaire général), Fernand Legagneux, André Jamois et Maurice Carrier (secrétaires adjoints), Émile Morel (trésorier), Jane Déziré (trésorière adjoint) et Gustave Fouache (archiviste).

Réélu jusqu’à la guerre, Émile Morel, célibataire endurci, était le militant qui s’investissait le plus dans la vie associative : officier d’Académie depuis le 12 août 1923, puis conseiller prud’homal en 1933, il fut le président fondateur du Stade sottevillais, président de la société d’études diverses, membre du comité d’hygiène sociale et du comité interdépartementale de l’enseignement technique...

Nommé agent technique aux chemins de fer de Sotteville, il fut réélu trésorier de l’Union départementale après l’éviction des militants communistes le 10 décembre 1939, avec Louis Defruit (secrétaire), Georges Gosselin et Jacques Moitrel (secrétaires adjoints) et Eugénie Dieulle (trésorière adjointe).

De 1941 à 1944, il siégea au comité départemental des prix en tant que trésorier de l’UD CGT.

Émile Morel habitait 6 rue Dussault à Sotteville-lès-Rouen, il y mourut le 15 septembre 1965.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article6890, notice MOREL Émile, René, Alfred par Jean-Jacques Doré, version mise en ligne le 10 août 2020, dernière modification le 17 novembre 2020.

Par Jean-Jacques Doré

Emile MOREL Coll Jean-Jacques Doré
Emile MOREL Coll Jean-Jacques Doré

SOURCES : Arch. Dép. Seine-Inférieure, 10 MP 1410 Syndicats dissous avant 1936, 10 MP 1410 bis. Syndicats dissous après 1936. — Arch. de l’UD-CGT liasse 1895-1925, liasse 1930-1935, Réunions du bureau de l’UD 1930-1935.— Arch. mun. Rouen 7 F 3 Syndicats, Unions locales, affaires générales. — Le Réveil ouvrier. — J.-J. Dore, DES, op. cit. — Dictionnaire industriel de la Seine-Inférieure — État civil.

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