PRÉAU Émile, Paul

Né le 1er novembre 1840 à Paris-Belleville (Seine) ; demeurant à Paris ; bijoutier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Il avait été condamné, le 26 janvier 1865, à quinze jours de prison pour vagabondage ; on l’avait arrêté le 14 février 1870 pour attentat à la sûreté de l’État, et il bénéficia d’un non-lieu quelques jours après ; le 6 septembre 1870, il fut arrêté par un gardien de la paix, et libéré quatre jours plus tard ; les renseignements recueillis sur son compte n’étaient pas bons (selon la police) — sympathies socialistes ?

Sous la Commune de Paris, il fit partie d’une compagnie de marche du 57e bataillon de la Garde nationale dans lequel il avait été incorporé pendant le 1er Siège ; il suivit son bataillon le 20 avril 1871 à Levallois-Perret ; le 5 mai, il était à Neuilly, le 11 mai à Ivry, le 18 au viaduc d’Auteuil ; il y fut légèrement blessé.
Condamné, le 1er avril 1872, par le 17e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée, il vit sa peine commuée le 12 décembre 1872, en déportation simple ; il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Il obtint la remise totale le 15 janvier 1879 et rentra par le Calvados.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article68947, notice PRÉAU Émile, Paul, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 7 mai 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/760. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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