QUÉTIN Charles, Philippe, Denis

Né le 16 février 1827 à Saint-Calais (Sarthe) ; apprêteur de neuf ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Demeurant à Paris, 5, rue du Ponceau (IIe arr.) ; célibataire, il vivait en concubinage depuis onze ans avec la mère de Adrien Juhel.
Depuis septembre 1870, il était simple garde dans la 2e compagnie de marche du 92e bataillon. Le 23 mai 1871, il alla travailler quelques heures à la construction d’une barricade rue Réaumur ; le 24, il était en armes à la barricade de la rue Thévenot (?) et participa au pillage de la boutique du marchand de vins Dufourd. Vers midi, il se trouvait auprès d’un incendie rue Thévenot. « Aucun témoin ne peut affirmer d’une manière précise par qui l’incendie a été allumé ». Quétin s’était fait remettre du pétrole chez Lefèvre, épicier, rue Saint-Denis. Il nia tous ces faits. On l’arrêta le 29 mai.
Les renseignements recueillis sur son compte étaient contradictoires. Condamné, le 11 mai 1872, par le 10e conseil de guerre, à la peine de mort, Quétin vit sa peine commuée, le 14 septembre 1872, en travaux forcés à perpétuité ; détenu, après son jugement, à la prison de Noailles à Versailles, il avait fourni des indications qui empêchèrent l’exécution d’un complot d’évasion formé par des condamnés à la peine de mort. En Nouvelle-Calédonie, il eut une conduite « irréprochable ». Il devint impotent ; le 29 janvier 1874 sa peine fut ramenée à vingt ans de travaux forcés ; le 4 février 1878, il obtint une remise de deux ans ; le reste fut commué, le 13 mars 1880, en une durée égale de déportation simple.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article69158, notice QUÉTIN Charles, Philippe, Denis, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 13 mai 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/747 et BB 27.

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