MORY René, Georges

Par Jean-Pierre Bonnet, Claude Pennetier

Né le 27 novembre 1921 à Bordeaux (Gironde), mort le 27 octobre 1993 à Saint-Avé (Morbihan) ; cheminot à Auray ; syndicaliste CGT et militant communiste du Morbihan, élu local.

Le père de René Mory, Jean-Philippe Mory, cultivateur, était né le 17 avril 1883 à Palluel (Pas-de-Calais), sa mère, Marie Laveille, bergère puis sans profession, le 10 mai 1881 à Férols (Corrèze). Il fut un enfant unique. La famille s’installa à Marck (Pas-de-Calais) et le père devint employé de chemin de fer.
René Mory, bon élève du primaire, était entré à l’école primaire supérieure avec l’ambition d’obtenir le Brevet supérieur et de devenir instituteur. La guerre brisa cet élan. Il entra à la SNCF en 1940 et exerça à Rennes, Servon, Les Lacs, Argentré du Plessis, La Guerche de Bretagne où il rencontra son épouse, puis Vitré et Auray.
René Mory fut sous-chef de gare à Auray jusqu’à sa retraite prise en 1976. Au début des années 1970, il était secrétaire général du bureau régional de Rennes de l’Union fédérale des cadres et maîtrise et siégeait à ce titre au conseil national de la Fédération CGT des cheminots.
Membre du Parti communiste et militant très populaire localement, René Mory fut conseiller municipal d’Auray de 1971 à 1989 à la tête d’une liste d’Union de la gauche.
René Mory représenta la Parti communiste français aux élections législatives du 5 mars 1967 dans la deuxième circonscription du Morbihan (Auray), avec Jean Breurec patron prêcheur à Gâvre, comme remplaçant (4568 voix sur 42818 suffrages exprimés). Il fut candidat dans la même circonscription et la même équipe le 23 juin 1968 (4720 voix sur 42614 suffrages exprimés). Le 4 mars 1973, il eut comme suppléant Lucien Le Boulch, directeur d’école publique à Pluvigner ; ils recueillirent 5796 voix sur 43993 suffrages exprimés. Il se présenta aux élections législatives partielles de 1983, toujours dans la 2e circonscription du Morbihan, avec comme suppléant Alain Madec, ouvrier chez Michelin à Vannes. Mory annonçait alors que c’était sa dernière candidature.
René Mory fut pour beaucoup dans le maintien durable d’une influence communiste dans la population alréenne et parmi les cheminots nombreux dans cette ville.
Il mourut en 1993 à 71 ans.
Une rue d’Auray porte son nom dans le quartier de Saint-Goustan.
Il eut un fils qui à sa grande satisfaction devint instituteur.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article6918, notice MORY René, Georges par Jean-Pierre Bonnet, Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 8 juin 2021.

Par Jean-Pierre Bonnet, Claude Pennetier

René Mory à son bureau municipal.
Élections législatives partielles de 1983, avec Alain Madec son suppléant et le secrétaire fédéral communiste Daniel Desbordes.

SOURCES : Arch. Fédération CGT des cheminots. — La Tribune des cheminots. — Comptes rendus des congrès fédéraux. — Notes de Pierre Vincent. — Documents et photos fournis par son fils, Bruno Mory, en mai 2020.

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