RABANY Louis, Hippolyte

Né le 11 août 1820 au Puy-en-Velay (Haute-Loire) ; demeurant à Paris ; peintre en bâtiment ; communard.

Il était marié, père de deux enfants. Il entra, lors de la formation de la Garde nationale, dans la 8e compagnie sédentaire du 73e bataillon et continua son service sous la Commune de Paris. Il prétendit n’avoir rempli que quelques jours les fonctions de fourrier. Son fils était sergent dans une compagnie de marche du même bataillon. Il dit s’être réfugié le 26 mai 1871 chez un ami (Schmidt, boulevard Mazas).
Les renseignements recueillis sur lui étaient « peu favorables » (selon la police) : « Homme dangereux et très exalté. » Il s’occupait activement de réunions publiques depuis 1869 ; il était lié avec Millière, avait organisé des clubs dans la salle du Génie et dans la salle des Mille et un Jeux de la rue de Lyon (XIIe arr.). Son fils fut condamné au bannissement (Voir Rabany Élie). Il écrivit deux lettres à son fils et au lieutenant-colonel du dépôt de Noailles à Versailles ; ces lettres « dans lesquelles il exprime des sentiments dont on pourrait peut-être lui tenir compte, ont été annexées à son dossier par décision du lieutenant-colonel chef de la Justice Militaire » — elles sont absentes du dossier. Condamné, le 9 avril 1872, par le 11e conseil de guerre, à dix ans de détention, il vit sa peine réduite de cinq ans le 7 octobre 1872 ; il obtint une remise de six mois le 6 mars 1876, puis remise du reste le 1er septembre 1876. Sa femme était libraire rue de Fourey, à Paris (rue de Fourcy, IVe arr. ?) ; sa fille était également libraire à Paris, rue de Turbigo (en 1876).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article69181, notice RABANY Louis, Hippolyte, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 13 mai 2020.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/765.

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