REDON Louis, Jacques

Né le 14 février 1840 à Allanche (Cantal) ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie, où il mourut.

Établi marchand de charbon à Paris, Redon fut déclaré en faillite le 11 janvier 1870. Peut-être fut-il alors employé de banque.

Pendant la Commune de Paris, il fut commandant de place au fort d’Issy, puis directeur de l’hôpital Beaujon en remplacement de Montesson qui avait « déserté son poste ».
Après la défaite de la Commune, Redon réussit à passer en Belgique où il arriva le 16 septembre 1873, mais il en fut renvoyé le 3 octobre suivant. Le 3e conseil de guerre le condamna alors à la déportation simple. Il fut nommé, en 1875, sur ses bonnes notes, instituteur à l’île des Pins ; puis on demanda pour lui Nouméa à cause du climat. Il mourut le 6 avril 1876, à l’hôpital de l’île des Pins, d’anémie et d’ascite (hydropisie).
Voir Redon Louis.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article69424, notice REDON Louis, Jacques, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 30 juin 2020.

SOURCES : Arch. Nat., H colonies 98. — Arch. Min Guerre, 3e conseil (n° 1985). — Arch. PPo., listes de contumaces. — J.O. Commune, 15 mai 1871. — Arch. Gén. Roy. Belgique, dossier de Sûreté, s.d. — F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Les Communards en exil. État de la proscription communaliste à Bruxelles et dans les faubourgs, Bruxelles, 1971. — Michel Cordillot (coord.), La Commune de Paris 1871. L’événement, les acteurs, les lieux, Ivry-sur-Seine, Les Éditions de l’Atelier, janvier 2021.

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