REDOUTET Étienne, Stéphane

Né le 9 février 1835 à Selongey (Côte-d’Or) ; demeurant à Paris, 11, rue Quicampoix (IVe arr.) ; marchand d’œufs ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Il avait été condamné sept fois à l’amende pour réception, dans son établissement de marchand de vins, de femmes se livrant à la prostitution (?) ; il fit faillite le 8 mai 1862, puis encourut deux mois de prison pour vol, le 1er mai 1869.
Pendant le 1er Siège, il appartint à une compagnie du génie auxiliaire. Vers le 8 avril 1871, il s’engagea dans la 4e compagnie du 1er bataillon des Défenseurs de la République ou Turcos de la Commune ; il fut armé et équipé le 28 avril seulement. Il se cacha le 21 mai près du Trocadéro (XVIe arr.), dans une maison où il fut fait prisonnier dans la nuit.
Condamné, le 25 mars 1872, par le 9e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la privation des droits civiques, il vit sa peine commuée le 11 août 1877 en déportation simple ; il eut de très bonnes notes en Nouvelle Calédonie, en ce qui concerne la conduite et le travail ; le 11 novembre 1878, sa condamnation fut ramenée à huit ans de détention, puis remise le 20 mars 1879 ; il rentra par la Loire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article69427, notice REDOUTET Étienne, Stéphane, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 19 mai 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/775, n° 10306. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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