REFRAY Edmond, Pierre

Né le 15 décembre 1828 au Lude (Sarthe) ; blanchisseur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il s’était « réfugié en Amérique, en 1866, à la suite de plusieurs attentats à la pudeur ».
Pendant le 1er Siège, il se trouvait à Paris et fit partie du 114e bataillon de la Garde nationale, comme lieutenant, sans doute. Après le 18 mars 1871, il devint capitaine commandant un corps franc, les Enfants-Perdus de la Commune.
Condamné par contumace, le 15 janvier 1873, à la déportation dans une enceinte fortifiée pour avoir pris part à l’incendie du Palais de la Légion d’honneur, du Conseil d’État, etc., il fut arrêté et traduit devant les assises de la Sarthe pour un précédent « crime » — un attentat à la pudeur — qui lui valut cinq ans de prison, et traduit ensuite devant le 3e conseil de guerre qui le condamna le 28 janvier 1876 à la déportation simple. Il arriva à Nouméa le 6 janvier 1877.

Marié, père de deux enfants, il vivait séparé de sa femme.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article69429, notice REFRAY Edmond, Pierre, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 19 mai 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/820 et BB 27. — Arch. Min. Guerre, 3e conseil (n° 2148). — Arch. PPo., listes de contumaces. — État civil en ligne cote Lude (le) N 1812-1832 5Mi 186_14, vue 474/614 et N 1843-1856 5Mi 186_21, vue 121/330. — Note de Louis Bretonnière.

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