RELU Auguste

Né le 10 mai 1832 à Clamecy (Nièvre) ; demeurant à Paris ; cordonnier ; opposant au Second Empire ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père de trois enfants. Il avait été condamné en 1849 à deux mois de prison pour coups et blessures volontaires.
Transporté en 1852 à la suite des troubles de Clamecy (résistance au coup d’État du 2 décembre 1851), il était resté un an en Algérie.

Simple garde, pendant le 1er Siège, dans la 4e compagnie sédentaire du 127e bataillon, il continua son service après le 18 mars 1871. Il avait rendu son fusil le 22 mai et était resté chez lui.
Les renseignements recueillis sur son compte étaient mauvais (selon la police) : paresseux, ivrogne, il aurait applaudi quand le drapeau rouge avait été arboré sur le marché de Grenelle. Sa femme était encore plus exaltée que lui. Condamné, le 12 mars 1872, par le 15e conseil de guerre, à la déportation simple, il vit sa peine commuée le 14 février 1877 en huit ans de détention. En Nouvelle-Calédonie, il eut une bonne conduite, bon esprit et travailla toujours pour l’administration, de son état de cordonnier. Il arriva à Belle-Île le 9 octobre 1877 par le Tage ; sa conduite et sa soumission « ne laissent rien à désirer ». Il « s’est privé d’une somme de 20 f apportée de la Nouvelle-Calédonie pour secourir sa femme » et travaille avec application (Belle-Île, rapport du 27 février 1878). Il obtint la remise du reste de sa condamnation le 2 avril 1878.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article69478, notice RELU Auguste, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 21 mai 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/755, n° 5598. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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