REYNAUD Léon, Joseph, Pierre

Né le 27 septembre 1835 au Cheylard (Ardèche) ; demeurant à Paris, 28, rue Duvivier (VIIe arr.) ; menuisier en bâtiment ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’un enfant. Après le 18 mars 1871, il était allé travailler au château de Montgeron, et il rentra à Paris, au début de mai ; il fut élu caporal du 105e bataillon de la Garde nationale. Il fut arrêté, le 27 mai, porte de Romainville, par les Prussiens ; on lui reprocha d’avoir fait emprisonner — la détention dura huit jours — un inspecteur au tribunal de simple police et sa femme, qui avaient émis des appréciations défavorables sur les fédérés.
Condamné, le 9 février 1872, par le 17e conseil de guerre, à dix ans de travaux forcés, il arriva à Nouméa le 23 août 1873. Il vit sa peine commuée le 27 juin 1876, en six ans de réclusion, puis remise le 24 janvier 1878. Reynaud fut libéré sur l’intervention de Henri Brisson ; sa femme était très malade de la poitrine.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article69619, notice REYNAUD Léon, Joseph, Pierre, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 26 mai 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/738 et H colonies 224. — Note de Louis Bretonnière.

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