RIEUTORD Alexis

Né le 1er septembre 1837 à Chamborigaud (Gard) ; demeurant à Paris, 75, boulevard de la Gare (XIIIe arr.) ; cultivateur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié ; il habitait Paris depuis 1867. Sergent de ville pendant un an, il devint homme d’équipe aux gares de Bercy et d’Ivry ; en dernier lieu il travaillait à la raffinerie Say. Il paraît avoir été renvoyé pour paresse et ivrognerie.
Pendant le 1er Siège, il fit partie d’une compagnie sédentaire du 184e bataillon de la Garde nationale. Sergent au moment du 18 mars 1871, il fut élu ce même jour lieutenant, puis capitaine. Il avait suivi son bataillon au fort de Bicêtre et à la redoute des Hautes-Bruyères ; il dit avoir rendu ses armes le 25 mai, à un sergent du 46e régiment d’infanterie ; il avait quitté Paris le 13 juin et fut arrêté le 30 août dans son pays natal.
C’était « un des partisans les plus dévoués de la cause de la Commune », affirma l’accusation. Or, il avait demandé, en tant que franc-maçon, l’appui du Grand-Orient de France en assurant, le 12 septembre 1871 : mes opinions sont « bien contraires à ce que l’on peut me reprocher ». Il fut néanmoins condamné, le 1er décembre 1871, par le 5e conseil de guerre, à la déportation simple et à la privation des droits civiques. Il était à Nouméa, en août 1878, avec sa femme et ses quatre enfants ; très bon sujet, il avait une bonne conduite et une bonne moralité ; il tenait une cantine. Il obtint la remise de sa peine le 12 décembre 1878, et l’obligation de résider fut levée le 15 janvier 1879.
Voir Thirifocq E.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article69727, notice RIEUTORD Alexis, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 3 juillet 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/751. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Arch. du Grand-Orient (Bibl. Nat.). Cote 1632. Vol. III, Suppliques au G... O..., 1870-1872.

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