RIGAL Jean, Louis, Antoine

Né le 25 août 1841 à Campagnac (Aveyron) ; ouvrier boulanger ; participant à la Commune de Paris de 1871.

Il était marié, sans enfant. Il avait été condamné, le 21 décembre 1867, à deux ans de prison pour soustraction frauduleuse puis, le 4 mars 1870, à quatre mois de prison pour vol ; les renseignements de la police n’étaient, toutefois, pas mauvais.
Son métier lui permettait de se soustraire au service de la Commune, mais il continua, malgré cela, à faire partie, après le 18 mars 1871, du 133e bataillon de la Garde nationale, 3e compagnie de marche, auquel il avait appartenu pendant le 1er Siège. Il avait pris part, avec son bataillon, à la manifestation place de la Bastille, quelques jours avant le 18 mars ; le 2 avril, il partit pour le plateau de Châtillon ; le 4, il était fait prisonnier.
Il fut condamné, le 1er février 1872, par le 12e conseil de guerre, à cinq ans de prison et dix ans de privation des droits civiques ; il arriva le 3 décembre 1872 à Landerneau (Finistère). Le 23 juillet 1876, le directeur notait : « Depuis deux ans, on n’a rien à lui reprocher ». Rigal obtint la remise du reste de sa peine le 19 octobre 1876.
Était-il parent de Rigal Joseph ? Voir ce nom.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article69734, notice RIGAL Jean, Louis, Antoine, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 30 mai 2020.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/755.

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