ROBERT Gabriel

Né le 13 mai 1834 à Lyon (Rhône) ; passementier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Gabriel Robert avait été condamné le 6 octobre 1854, à Lyon, à un mois de prison pour vol de récolte ; on n’avait toutefois aucun autre mauvais renseignement sur son compte ; il s’occupait d’une nièce âgée de douze ans. Ancien prévôt d’armes au 64e régiment de ligne, il avait quitté le service en 1860 avec un certificat de bonne conduite.
Pendant le 1er Siège, il appartint au 173e bataillon de la Garde nationale ; après le 18 mars 1871, il continua son service ; le 4 avril, il était élu capitaine d’une compagnie de marche. Il monta la garde à Passy, du 26 avril au 4 mai — au bastion 59 — et aux portes de Montreuil, Bagnolet et Romainville, du 16 au 26 mai. Fait prisonnier par les Prussiens le 28 mai, porte de Romainville, il fut condamné, le 25 septembre 1871, par le 3e conseil de guerre, à la déportation simple.
Il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873 ; notes de déportation : « mauvaise conduite et peu de moralité » : il vit avec sa nièce « qu’il ne peut épouser faute de papiers » ; il était peu travailleur ; il obtint la remise de sa peine le 15 janvier 1879 et rentra par la Picardie.

Il demeurait à Paris, 11, passage de l’Alma (?). Célibataire, il vivait en concubinage.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article69865, notice ROBERT Gabriel, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 4 juin 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/755. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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