ROBERT Martin, Vincent

Né à Romain-sur-Meuse (Haute-Marne) le 22 janvier 1805 ; communard.

Il était marié, père de deux enfants, qui en 1873 avaient dix-neuf et vingt-et-un ans ; l’aîné était comptable, l’autre sculpteur ; lui-même sculpteur sur pierre.
Ancien capitaine de corps francs en Espagne, il créa et commanda sous la Commune de Paris, dans le XIVe arr., peu après le 18 mars 1871, un corps de francs-tireurs qui prit le nom de « tirailleurs-éclaireurs de Montrouge » ; ses fils servaient sous ses ordres comme lieutenants ; il « ne faisait pas parler de lui avant ». Il fut blessé au cours des combats qui se déroulèrent du 9 au 11 mai, — Voir Aimé.
Le 3e conseil de guerre le condamna par contumace, le 18 juillet 1873, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Sa présence était signalée en Suisse le 1er janvier 1873. Il fut amnistié le 29 mars 1879 ; il habitait alors Vevey.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article69873, notice ROBERT Martin, Vincent, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 21 novembre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/859 B. — Arch. Min. Guerre, 3e conseil (n° 1014). — Arch. PPo., B a/1244 et listes de contumaces, — Murailles... 1871, op. cit., p. 496. — Arch. fédérales Berne, Flûchtlinge, carton 53, cote actuelle.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément