ROBERTSON Aimé, Hippolyte

Né le 30 décembre 1832 à Barentin (Seine-Inférieure) ; demeurant, 1, rue Dubois, à Clichy (Seine) ; fondeur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père de deux enfants ; né en France de parents anglais, il n’avait pas été naturalisé français. Il n’y avait rien à son casier, mais Robertson avoua avoir subi deux condamnations : en 1852, à Rouen (Seine-Inférieure), un mois de prison pour vagabondage et, en 1853, dans la même ville, un an de prison pour vol. Engagé dans la Légion étrangère, il fit la campagne de Crimée, passa ensuite dans le 54e régiment de ligne, puis fut réformé pour blessure.
Pendant le 1er Siège, il fit du service dans la Garde nationale, et entra dans une compagnie de marche. Après le 18 mars 1871, il fit partie de la 4e compagnie sédentaire du 132e bataillon comme fourrier d’ordre. Il servait de secrétaire au commandant Petit « qui, moins lettré que lui, subit toute son influence ». Délégué de compagnie, puis délégué du cercle de bataillon, il devint enfin membre du conseil de la XIXe légion. « Le cercle du bataillon (132e) établi à la mairie de Levallois-Perret devient un véritable comité insurrectionnel dont Robertson est un des membres les plus ardents ».
Il fut condamné, le 26 janvier 1872, par le 19e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Un rapport de Nouméa du 1er avril 1878 le dit de mauvaise conduite et de mauvais esprit ; c’était un meneur ; il obtint la remise de sa peine le 11 mars 1879 et rentra par la Picardie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article69876, notice ROBERTSON Aimé, Hippolyte, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 5 juin 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/742, n° 2600 (au dossier, une lettre de Robertson à sa femme et à ses enfants, 5 octobre 1875) et H colonies 99. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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