ROULLIER Henri

Demeurant, 80, rue Lepic, à Paris XVIIIe arr. ; comptable ; adhérent de l’AIT ; journaliste communard.

Henri Roullier appartint à l’Internationale avant 1870. Du 21 juillet aux environs du 20 août 1870, il vécut en Suisse où il fit la connaissance de James Guillaume qui, dans l’Internationale, op. cit. t. II, p. 80 et p. 172, n. 1, l’appelle par erreur, Édouard.
Dès son retour à Paris, il lui envoya des renseignements sur la situation de la capitale, qui parurent dans la Solidarité du 27 août 1870. H. Roullier fut secrétaire d’Auguste Vermorel et collabora à son journal, l’Ordre, 4 numéros, 20-23 mars 1871 (cf. La Commune de Paris, op. cit.).
Après la Commune, H. Roullier fut arrêté et détenu à Versailles, puis à Brest, à bord d’un ponton, jusqu’au début de janvier 1872, puis il bénéficia d’un non-lieu.

Il fut directeur d’une usine à gaz à Armentières (Nord), puis, à partir de 1873, en Italie (Torsano, Milan 1875, San Pier d’Aressa 1877, Borgo Pila, Modène 1880, Milan...). En 1905, il dirigeait des usines à gaz à Turin. Il vivait encore en 1918.
En Italie, Roullier fut le correspondant de La Réforme économique et collabora à divers journaux français.
Il était marié.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article70187, notice ROULLIER Henri, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 24 juin 2020.

SOURCE : M. Vuilleumier (à qui est due la plus grande part de cette biographie), « La correspondance du peintre Gustave Jeanneret » in Le Mouvement social, n° 51, avril-juin 1965.

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