ROUSSEL Amand, dit l’Homme aux bombes

Né à Paris le 14 décembre 1841 ; ébéniste ; communard ; agent provocateur de la police ?

Peu avant le plébiscite de mai 1870, en même temps qu’elle arrêtait les principaux membres de l’Internationale, la police découvrit chez Roussel vingt et une bombes, mais Roussel put fuir, ce qui donna à penser qu’il était un provocateur (cf. J. Guillaume, l’Internationale, op. cit., t. II, p. 30).

Il habitait, en 1871, 45, rue Popincourt, à Paris, XIe arr. Il était marié, père de trois enfants.

Pendant la Commune de Paris, et en dépit de son passé, il exerça les fonctions de commissaire de police du quartier du Père-Lachaise, XXe arr. Voir Calais.

Le 3e conseil de guerre le condamna par contumace, le 19 janvier 1872, à vingt ans de travaux forcés et 5 000 f d’amende. Il avait déjà encouru deux fois, à Paris, les 4 janvier 1859 et 8 avril 1863, trois mois de prison pour vol.

Roussel arriva en Belgique le 13 juin 1873 et habita Bruxelles. Il résida également à Londres où il se fit remarquer « par l’exaltation de ses doctrines socialistes et par la violence de son langage dans les réunions de réfugiés ». Est-ce lui qui, de Londres, en octobre 1879, adressa, avec un groupe de Communards exilés, ses encouragements aux participants du congrès ouvrier socialiste de Marseille ? (Cf. c. rendu du congrès, pp. 378-386).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article70240, notice ROUSSEL Amand, dit l'Homme aux bombes, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 25 juin 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/859 B, n° 3297. — Arch. Gén. Roy. Belgique, dossier de Sûreté n° 265182 (en 1880) : il est dit ouvrier mécanicien. —F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Les Communards en exil. État de la proscription communaliste à Bruxelles et dans les faubourgs, Bruxelles, 1971.

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