ROUSSELET Charles, Émile

Né le 15 mars 1841 à Sommevoire (Haute-Marne) ; demeurant à Paris ; mouleur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était veuf, sans enfant. Pendant le 1er Siège, il fit partie de la 4e compagnie de marche du 128e bataillon de la Garde nationale. Après l’armistice, il aurait travaillé chez un fondeur jusqu’au 18 mars 1871, puis fut employé quelque temps aux docks de la Villette. Il rentra à son bataillon quand on rechercha les réfractaires ; il alla à Neuilly, puis à Levallois-Perret ; il n’aurait pas pris part aux combats de rue. On l’arrêta à Sommevoire où il s’était réfugié avec sa maîtresse.
Il avait une bonne réputation, d’après le maire et un conseiller général de Haute-Marne. Il fut condamné, le 1er avril 1872, par le 7e conseil de guerre, à la déportation simple ; notes de déportation : « caractère soumis et tranquille ». Il avait été toutefois renvoyé de la Grande-Terre, le 27 octobre 1875, pour paresse et inconduite. Le 25 juin 1877, il vit sa peine commuée en sept ans de détention, puis remise le 9 septembre 1878 ; il était rentré par le Navarin en 1877.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article70260, notice ROUSSELET Charles, Émile, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 26 juin 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/755. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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