ROUX Jean

Né le 18 octobre 1852 à Valbeleix (Puy de-Dôme) ; mineur ; domicilié à Vanves (Seine), 1, impasse Trouyard ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Fils d’un cultivateur, Jean Roux, qui fut abandonné par ses parents en 1864, s’engagea au début du mois d’avril 1871 dans la 1ère compagnie de marche du 41e bataillon fédéré, il tira des coups de feu derrière une barricade rue d’Enfer pendant la Semaine sanglante « en usant deux paquets de cartouches » et fut arrêté le 28 mai.

Il fut condamné, le 29 janvier 1872, par le 7e conseil de guerre, à la déportation simple, pour faits insurrectionnels. Il fut détenu à Quélern (Finistère) et arriva à Nouméa le 2 novembre 1872 par la Guerrière. Amnistié le 15 janvier 1879, il rentra par le Calvados. Il fut ensuite condamné le 31 octobre 1883 par la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris à deux mois de prison et 50 f d’amende pour complicité d’adultère.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article70310, notice ROUX Jean, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 15 novembre 2021.

SOURCES : Arch. Min. Guerre, GR 8 J 245 (231). — ANOM, COL H 99. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Arch. Dép. Puy-de-Dôme, Registres matricules, Clermont-Ferrand, 1872 (4179). — L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 10 février 1872. — Notes de Louis Bretonnière et P.-H. Zaidman.

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