ROYER Antoine

Né le 5 mai 1833 à Bar-le-Duc (Meuse), mort le 6 janvier 1873 à bord du Var qui l’emmenait en déportation ; teinturier ; communard.

Il avait été condamné en 1865, à Paris, à 100 f d’amende pour entretien d’une concubine au domicile conjugal ; il avait fini par abandonner sa femme pour vivre en concubinage. Il passait pour un ouvrier laborieux.
Pendant le 1er Siège, il fit partie d’une compagnie de marche du 183e bataillon de la Garde nationale ; sous la Commune de Paris, il fut élu sergent. Du 1er au 8 mai 1871, il fit le service des tranchées au fort de Vanves ; il ne rentra chez lui que le 23 mai.
Il fut condamné, le 12 décembre 1871, par le 11e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Dans une lettre du 21 avril 1876 à la maréchale de Mac-Mahon, Marie Royer, sa fille, écrivait : « J’ai huit ans, il y a trois ans que nous sommes privés de mon bien-aimé petit père . » En marge est ajouté : « N’a pas d’enfant » — sa fille était décédée depuis trois ans. Il obtint la remise de sa peine le 15 janvier 1879, six ans après son décès.

Antoine Royer demeurait à Paris, 208, rue Saint-Antoine (IVe arr.). Marié, il n’avait pas d’enfant.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article70358, notice ROYER Antoine, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 30 juin 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/750, n° 4968.

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