ROZÈS Paul

Né le 10 août 1843 à Bercy, mort le 10 novembre 1916 à Paris (XVIIIe arr.) ; porte-feuilliste ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Garde au 191e bataillon pendant le 1er Siège et sous la Commune de Paris, Paul Rozès fut arrêté dans la nuit du 21 au 22 mai 1871 à Passy (XVIe arr.).
Les renseignements recueillis sur lui étaient « favorables. Conduite régulière, moralité bonne ». Il fut condamné, le 20 avril 1872, par le 12e conseil de guerre, à la déportation simple en Nouvelle-Calédonie.

Embarqué à bord de l’Orne (5e convoi) qui arriva à Nouméa le 4 mai 1873, matricule de déportation 1660 (2), il vécut à l’île des Pins. Il accompagna un jour Achille Ballière et quelques autres déportés dans un visite dans des villages canaques et fit frire des tranches d’ignames dont la cuisson fut fort appréciée par les indigènes (Jean Baronnet et Jean Chalou, Les communards en Nouvelle Calédonie, 1987).

Amnistié en 1879, il rentra par le Var et débarqua à Port-Vendre le 2 septembre 1879.

Par la suite, en l’absence de preuves d’état civil détruit, il déclara être né le 10 août 1843 à Paris, commune de Bercy, être fils de Guillaume Rozès et Pierrette Achard, non mariés. Il se maria le 19 juin 1880 à Paris avec Clotilde Joguin, se donnant comme métier, ouvrier en porte monnaie. Sur l’acte de naissance de ses enfants, il indiqua portefeuilliste.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article70377, notice ROZÈS Paul, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 1er juillet 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/839. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Achille Ballière, Mémoires. — ANOM, dossier du bagne, date de naissance fausse : 13 septembre 1843. — Notes de Michel Cordillot et de Pauline Roux-Tatto, descendante de Paul Rozès.

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