RUAUX François, Stève

Né le 2 mars 1824 au Sap-André (Orne) ; demeurant à Paris, 20, rue Claude-Vellefaux (Xe arr.) ; représentant de commerce ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’un enfant. Du 21 novembre 1850 au 5 mai 1869, il avait encouru six condamnations, de 16 f d’amende à cinq mois de prison : quatre condamnations pour délits de chasse, une pour banqueroute simple et l’autre pour abus de confiance.
Pendant le 1er Siège, il fit partie de la 2e compagnie de marche du 121e bataillon de la Garde nationale comme simple garde. Sous la Commune de Paris, il fut délégué par sa compagnie au Comité révolutionnaire de la rue d’Aligre (XIIe arr.). Il eut une grande influence sur Huot, maçon qui appartint à la 2e compagnie du 121e bataillon durant le 1er Siège, devint, sous la Commune, capitaine et, plus tard, colonel de la XIIe légion fédérée — Voir Huot Edme.
Ruaux fut condamné par contumace, le 4 février 1873, à la déportation dans une enceinte fortifiée, puis à la même peine, le 15 avril 1874, par le 3e conseil de guerre ; il arriva à Nouméa le 4 janvier 1875. Il vit sa peine commuée le 5 avril 1877, en déportation simple, puis finalement remise le 8 mai 1879. Il rentra par la Loire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article70385, notice RUAUX François, Stève, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 1er juillet 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/805, n° 3902 S 74 et BB 27. — Arch. Min. Guerre, 3e conseil (n° 1629). — Arch. PPo. listes de contumaces et listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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