SABOURDY Pierre

Né le 17 juin 1826 à Guéret (Creuse) ; mort à Paris (XVIIIe) le 9 mars 1892. Cordonnier, puis employé au journal La Marseillaise en 1870 ; membre de l’Internationale à Paris ; communard.

Ouvrier cordonnier, orateur des clubs, Pierre Sabourdy entra comme garçon de bureau à La Marseillaise de Rochefort. Dans le numéro de ce journal en date du 20 avril 1870, il signa l’annonce de la création d’une section de l’Association internationale des travailleurs à Montmartre (XVIIIe arr.). Il était précisé que les adhésions étaient reçues chez Sabourdy, 16 rue du Roi-d’Alger, et chez Goumont.

Il figura au troisième procès de l’AIT et, le 8 juillet 1870, fut renvoyé de la prévention d’avoir appartenu à une société secrète ; mais, convaincu d’avoir à Paris fait partie de l’Internationale non autorisée, il fut condamné à deux mois de prison, 25 f d’amende et quatre mois de contrainte par corps le cas échéant — Voir Varlin. Écroué à la Maison correctionnelle de Beauvais (Oise) le 28 août 1870, il fut libéré le 5 septembre.

Sous la Commune, Sabourdy fut membre, de la commission municipale du XVIIIe arr. (Murailles... 1871, op. cit., pp. 343 et 463).
Après la chute de la Commune, il resta à Paris et se fit laveur de vaisselle chez un traiteur du boulevard Rochechouart pour tâcher de se faire oublier. Lors du mariage de sa fille Anne, le 2 décembre 1871 à Paris (VIIe), il était absent, mais avait donné son consentement (à sa mort, il était noté comme célibataire).
Le 14 février 1874, le journal La France annonça l’arrestation de Pierre Sabourdy, « ancien membre du conseil de vigilance du 18e arrondissement sous la Commune ». On ignore quelle fut sa condamnation, mais alors qu’on lui avait promis de rejoindre son ami Rochefort [au bagne], il n’existe pas de fiche à son nom en Nouvelle-Calédonie .
De retour à Paris à une date inconnue, Sabourdy était inscrit sur les listes électorales en 1891 et se faisait se maintenant appeler Pierre Victor. Employé à l’Assistance publique, il habitait 11, rue Joseph Dijon (XVIIIe arr.).
Il décéda à cette même adresse le 9 mars 1892, en présence de gens qui le connaissaient visiblement mal, au point de le confondre avec son père.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article70442, notice SABOURDY Pierre, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 23 avril 2021.

SOURCE : Troisième procès de l’AIT à Paris, op. cit. - État-civil de Paris. - Le Courrier de Bretagne, 7 mars 1874. - Notes de J. Chuzeville et Jean Pierre Bonnet.

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